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La cure du béton (GCR FT-9.3.1. -01)

La présente fiche technique se veut un rappel sur l’importance et l’obligation d’effectuer une cure adéquate sur le béton fraîchement mis en place afin d’obtenir un béton durable et de qualité.

Référence au Code de construction du Québec, Chapitre 1 – Bâtiment, et Code national du bâtiment – Canada 2010 (modifié) (ci-après nommé Code).

Veuillez noter que cette fiche fait partie d’un ensemble de fiches techniques qui servent à faciliter la compréhension quant à l’utilisation du béton comme matériau, de ses constituants et de l’exécution des travaux.

Qu’est-ce que la cure du béton?

La cure est la période de temps durant laquelle les conditions de température et d’humidité du béton fraîchement mis en place seront maintenues afin d’obtenir les caractéristiques attendues du béton durci, soit la résistance en compression, la résistance au gel-dégel, la durabilité, l’étanchéité, etc. La cure doit souvent être combinée à la protection contre les conditions environnementales défavorables, telles que des températures basses ou élevées, du vent, etc.

Fonctions de la cure

La cure vise principalement à assurer les conditions optimales pour que l’hydratation du béton se fasse complètement. L’hydratation du béton est le nom donné à la réaction chimique qui se produit lorsque l’on mélange de l’eau avec le ou les liants (ciment Portland et autres liants). C’est pourquoi la fonction principale de la cure est de maintenir un niveau d’humidité optimal dans le béton pour favoriser cette réaction d’hydratation.

Avec une cure adéquate, le béton gagne en résistance, et est plus imperméable et plus résistant au gel-dégel ainsi qu’à l’abrasion. A contrario, si les conditions qui suivent la mise en place du béton ne sont pas optimales, l’absence de cure ou une cure déficiente entraînera inévitablement des effets indésirables sur les propriétés du béton durci, comme la fissuration excessive due au retrait de séchage du béton en jeune âge.

Dans des conditions optimales, la résistance du béton sera rapide dans les premiers temps et ralentira par la suite (figure 9.3.1. – 01.1).

Les exigences

En guise de rappel, les classes d’exposition du béton pour la construction résidentielle sont

  • R-1 : Béton pour les semelles des murs, les colonnes, les foyers et les cheminées.
  • R-2 : Béton pour les murs de fondation, les poutres sur le sol, les piliers, etc.
  • R-3 : Béton pour les dalles intérieures sur le sol qui ne sont pas exposées à un cycle de gel et de dégel.

Notons que la classe de béton C-2 est aussi employée pour le béton des dalles de garage, des balcons, des escaliers et des dalles et trottoirs extérieurs (figure 9.3.1. – 01.2).

Cela étant dit, le paragraphe 9.3.1.1. 1) du Code exige que la cure soit conforme aux exigences visant le béton de classe « R » énoncées à la section 8.13. de la norme CSA-A23.1, Béton : Constituant et exécution
des travaux. La norme en question exige une cure de type 1 pour le béton de classe « R ». Toutefois, le béton de classe C-2 demande une cure de type 2.

Le tableau 20 (figure 9.3.1. – 01.3) décrit les trois types de cure spécifiés à la norme CSA-A23.1.

 

 

 

 

La cure des surfaces de béton pour les cures de type 1 et 2 doit être réalisée à l’aide d’une ou de plusieurs des méthodes suivantes :

  • Nappe d’eau ou arrosage continu;
  • Toile absorbante maintenue continuellement mouillée
  • Papier imperméable ou pellicule de plastique;
  • Brouillard d’eau;
  • Coffrages en contact avec la surface du béton;
  • Tout autre moyen de rétention de l’humidité.

Par temps chaud, il est possible d’employer les méthodes suivantes pour conserver l’eau de malaxage dans le béton :

  • Nappe d’eau ou immersion
  • Arrosage ou vaporisation
  • Toile imbibée d’eau

Autrement, il est possible d’empêcher la perte d’humidité en scellant la surface avec un papier imperméable, une pellicule de plastique (de polyéthylène par exemple) ou avec des produits de cure formant une membrane à la surface du béton. De plus, bien que peu populaire auprès des coffreurs, l’option de laisser les coffrages en places – aussi longtemps que possible – constitue un bon moyen pour empêcher la perte d’humidité. Les coffrages et la partie supérieure de l’élément non coffré doivent toutefois être maintenus humides par arrosage.

Bien que seule la cure de base (type 1) demeure obligatoire pour le béton de classe « R », il ne subsiste toutefois aucun doute sur le fait qu’une cure de type 3 demeure le moyen le plus efficace pour s’assurer de la durabilité des éléments de béton.

Conclusion

Nous ne soulignerons jamais assez l’importance de la cure, sachant qu’elle a un impact direct sur les propriétés du béton durci des ouvrages de béton non armé ou de masse visés par la partie 9 du Code particulièrement sur la problématique de la fissuration excessive.

Enfin, la cure est primordiale pour les ouvrages de béton armé qui sont visés par la partie 4 du Code et qui requièrent les services d’un ingénieur pour leur conception afin que les caractéristiques attendues du béton en service soient optimales.

 

Cliquez ici pour télécharger la version imprimable de la fiche technique FT-9.3.1. -01.

 

Cette fiche peut faire l’objet de changement sans préavis et il est du devoir de l’utilisateur de se référer à la dernière version disponible sur le site Web de GCR.

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